Thursday, October 14, 2010

iHobo pour iPhone, la responsabilisation en application.

L’an dernier, DePaul UK, un organisme venant en aide aux clochards de Londres,  a révolutionné la manière de sensibiliser les gens à leur cause.
C’est par le biais d’une application iPhone, le « iHobo », que les utilisateurs devenaient responsables d’un clochard virtuel.  L’application donnait l’entière responsabilité à l’utilisateur de la survie du clochard.
Le clip promotionnel :  http://youtu.be/aK3umnWNW4Q  présente extrêmement bien les enjeux auxquels les utilisateurs étaient conviés.
La sensibilisation passait donc par l’impact direct de prendre soin correctement d’un sans-abri. L’organisme  enseignait surtout que même lorsqu’on croit que notre geste aidera, celui-ci peut en fait être extrêmement néfaste.
Rares sont ceux qui sont restés de glace face à certains dénouements, notamment  parce que le sort du clochard repose véritablement sur la prise de décision par l’utilisateur.
Il est surprenant de voir les impacts réels des choix faits par l’utilisateur sur la progression, ou la régression, de notre compagnon virtuel.
Le concept est excellent à mon avis, puisque pour une fois, on comprend mieux la problématique. La beauté du concept réside dans la finesse de laisser le temps à la période de « responsabilité »  de se terminer, pour ensuite inciter au don. Quelle belle façon de ne pas brusquer les gens en présentant une application qui semble amusante, mais qui finalement conscientise à force d’utilisation.
Est-ce  que la vraie vie d’un clochard ressemble à ça? Ça reste à voir, mais comme pour certains, la réalité virtuelle devient quelques fois plus vraie que la vraie vie, parions que sous peu, nous verrons une campagne semblable chez-nous.

Sunday, October 10, 2010

Quand Greepeace part en guerre...

La semaine dernière, un stratège web est venu rencontrer mes supérieurs immédiats pour discuter des risques liés à la gestion d’une page «entreprise» sur Facebook. Pour illustrer le cas d’une multinationale qui n’a pas su répondre assez rapidement à une controverse l’entourant, le stratège nous présenta le cas Nestlé et Greenpeace.

Greenpeace, connu pour ses actions activistes hautes en couleur, a littéralement déclaré la guerre à la multinationale Nestlé par le biais d’une publicité qui reproduisait le fameux concept de Nestlé « faites la pause KitKat », mais où un doigt d'orang-utan remplaçait la friandise que tout le monde connait.

Un peu avant ce coup médiatique, Greenpeace faisait pression auprès de Nestlé pour que la multinationale cesse le saccage de la forêt indonésienne. Ignoré, Greenpeace créa un véritable mouvement par le biais des réseaux sociaux pour présenter autrement et aux consommateurs, le côté sombre du fabricant de chocolat.

La publicité, version Greenpeace, s’est transmise si rapidement que Nestlé a complètement perdu le contrôle de la situation. Les internautes ont pri position et tous ont  appuyé Greenpeace dans sa démarche de dénonciation. Les seuls échos en faveur de Nestlé provenaient de la multinationale qui tentait, horriblement, de calmer le mouvement de haine pour la marque qui venait de naitre sur le web.

http://youtu.be/QV1t-MvnCrA

La publicité est parlante. Le concept entier rappelle les publicités de Nestlé et c’est finalement une surprise pour tout le monde de voir l’individu croquer dans un doigt d'orang-utan. Étonnant et dégoutant, tout nous fait dire: eurk ! Si Nestlé n’est pas entièrement rayé de votre liste, la pub coupe néanmoins l’envie d’une Kitkat pour quelque temps.

Je me permets cette conclusion : quand Greenpeace part en guerre, c’est un massacre!

Tuesday, September 14, 2010

Du noir et blanc pour la Croix-Rouge


Une nouvelle pub a captée mon attention cette semaine. Signée par le talentueux Jean-François Desmarais, la nouvelle pub télé de la Croix-Rouge, joue du noir et du blanc pour nous séduire. Il faut remarquer surtout la qualité de l’image et la beauté de ce qui devrait pourtant être laid. La misère humaine illustrée avec goût : eh oui ; c’était possible !
Finis les campagnes crève-cœur bourrées de clichés qui finalement perdent tout l’effet recherché par le simple fait que c’est du déjà vu.
Les faits et statistiques sont illustrés textuellement, insérés en rafale lente, ce qui encore une fois rend bien l’information à diffuser, sans trop en dire ou beurrer tellement épais qu’on oublie l’image en dessous.
Noter également les plans, notamment l’ouverture en contre plongée où le ciel s’entrevoit par le toit qui n’est plus. Noter aussi le plan pied du pompier qui sans être un super héros est avant tout un homme qui vient en aide. Cette même proximité est visible à la fin de la pub, où les secours semblent accessibles et humains.
Je ne suis pas en faveur de l’usage des enfants dans les publicités de collectes de fond, or dans certains contextes, ça fonctionne. C’est le cas pour cette pub. L’enfant qui pour une fois n’est pas : morveux, sal, blessé ou nu, affiche une tête tout à fait plausible qui dépeint une certaine inquiétude, mais qui rapidement se fait rassurer.
Je le répète j’aime la belle image, la finalité, et l’usage d’une image grise qui parle finalement davantage que les couleurs et qui surtout, nous rappelle le gris des cendres et la noirceur de certains moments dans la vie.
Bravo Monsieur Desmarais, c’est réussi !